Pour les demandes de supervision individuelle en visio, dans le cadre de mon activité de psychologue clinicienne, je vous invite à consulter la page dédiée :
👉 Supervision psychologue en visio – www.psycho33.fr
Le site Tout pour les psy a pour vocation de proposer des ressources, repères théoriques et réflexions cliniques autour de la supervision, du métier de psychologue et des enjeux de la pratique.
La supervision de la pratique professionnelle constitue un espace essentiel dans le métier des psychologues.
Elle s’inscrit dans la continuité de la formation et vient soutenir le travail clinique au quotidien. Le recours à la supervision soulève régulièrement des questions :
quel type d'aide peut-on solliciter dans sa pratique ?
que va-t-on y déposer ?
comment construire une relation de supervision fondée sur la confiance et la réflexion clinique ?
Pour une définition plus complète de la supervision : Lire 👉 La supervision de psychologue ; quelle définition ?
Le recours à la supervision est censé faire partie de la formation continue des psychologues, oui mais…dans les faits, comme il est parfois difficile de faire la démarche !
La pratique clinique confronte régulièrement le psychologue à des situations complexes : patients en souffrance intense, blocages thérapeutiques, doutes sur sa posture ou ses choix d’intervention.
La supervision offre un espace pour déposer ces questionnements, prendre du recul et affiner sa compréhension des processus en jeu.
Le recours à la supervision doit permettre de :
-dévoiler ses difficultés dans l’exercice de son métier malgré les craintes que cela actionne de se sentir jugé, incompétent ou inadapté. Pour cela il est essentiel de bâtir une relation avec le superviseur fondée sur la confiance, le partage et la bienveillance pour qu’elle soit garante de son autonomie et un soutien dans son développement professionnel.
-mettre en sens les situations cliniques, lorsque celles-ci semblent figées ou complexes et de prendre du recul sur la relation thérapeutique, notamment dans les situations où la relation est chargée émotionnellement. Cela nécessite se donner le temps et les moyens de cette prise de recul et co-réflexion.
-de trouver un espace de réflexion sécurisé, favorisant l’élaboration plutôt que l’isolement.
Lire : 👉l'alliance de supervision : la relation superviseur-supervisé
Ainsi la supervision va principalement viser :
le développement de compétences techniques par la co-analyse du cas, la proposition d’hypothèses, le partage ou la remobilisation d’outils psychothérapeutiques pour renouveler la stratégie thérapeutique. Il s’agit ici de résoudre des difficultés techniques et de développer ses compétences. Cette dimension est centrale quand le supervisé est un jeune professionnel, l’objectif est de développer ses compétences professionnelles et sa confiance.
l’accompagnement des enjeux et dynamiques relationnels de la thérapie par la prise de recul et l’analyse de la relation entre le supervisé et son patient : il s’agit là d’éclairer ce qui se joue sur le plan relationnel en terme de résonnance notamment, pour plus de clarté dans la relation thérapeutique mais aussi de faciliter la prise de conscience des points aveugles.
proposer le soutien émotionnel parfois nécessaire ; les situations accompagnées par les psychologues sont chargées émotionnellement et difficilement partageables en raison du secret professionnel. Pour maintenir sa vitalité voire accompagner d’éventuels traumatismes vicariants, la supervision apporte un espace pour déposer les fardeaux émotionnels.
Ces buts vont pouvoir être poursuivis en s’appuyant sur trois piliers :
==> la co-réflexion
==> l’apport de ressources par le superviseur
==> et surtout la proposition d’un espace sécurisé, où le professionnel peut s’autoriser à « être défaillant, perdu dans l’incertitude».
La supervision vise ainsi à soutenir le développement professionnel dans une dynamique de réflexion et d’ajustement.
Lire : 👉 Le rôle du psychologue superviseur
👉 Travailler sa posture clinique de psychologue en supervision
Les métiers de la thérapie sont des métiers du doute ; il est indispensable de douter pour rester dans une écoute attentive, s’ajuster sans idées préconçues, enrichir ses savoirs et garder une position basse dans la relation thérapeutique. Il s’agit simplement que ce doute soit constructif et non qu’il tétanise le psychologue. Ainsi douter ne signifie pas nécessairement être en difficulté, mais rester en mouvement dans sa réflexion clinique.
La supervision permet :
de maintenir une capacité de questionnement
d’éviter les positions figées
de continuer à faire évoluer sa pratique
Ainsi la supervision propose d’aider les psychologues à traverser les moments difficiles, car en s’en nourrissant ils pourront devenir de meilleurs professionnels.
Dans cette optique l'alliance de supervision qui se construit entre le psychologue superviseur et le psychologue supervisé est un levier essentiel pour que le travail de supervision soit enrichissant et constructif
La pratique clinique engage fortement le thérapeute. Sans espace de mise à distance, certaines situations peuvent conduire à :
une fatigue émotionnelle
un sentiment d’impuissance
une perte de sens
La supervision constitue un appui pour :
soutenir la continuité du travail
préserver son engagement
prévenir l’épuisement professionnel
👉 Lire : Prévenir le burn-out du psychologue grâce à la supervision
La supervision n’est pas une thérapie personnelle. Elle reste centrée sur la pratique professionnelle et les situations cliniques rencontrées.
Cependant, elle peut venir toucher des zones sensibles chez le thérapeute, ce qui nécessite un cadre clair.
Chaque superviseur fonde sa supervision sur son expérience clinique, sa capacité à proposer un espace d'élaboration au psychologue supervisé mais aussi sur ses propres référentiels théorico-cliniques et ses compétences techniques en matière d'outils psychothérapeutiques. Ainsi ayant une approche intégrative de la psychothérapie, la supervision que je propose est va elle-même être intégrative, elle s’appuie ainsi sur les différents modèles et outils de ma pratique de psychologue :
Thérapie des schémas
Thérapie des états du moi, Dissociation structurelle et l'IFS.
EMDR
Hypnose
A ces fondations principales, le questionnement systémique et transgénérationnel et les approches TCC peuvent également être mobilisées. Cette approche intégrative permet d’adapter le regard porté sur les situations en fonction des enjeux cliniques.
Les séances s’organisent à partir des situations et questionnements professionnels apportés.
Le travail peut inclure :
analyse clinique
exploration des processus en jeu
ajustement des interventions
psychologues débutants
professionnels à la recherche d'un nouveau regard sur leur pratique
thérapeutes confrontés à des situations complexes
psychothérapeutes souhaitant être accompagnés dans la mise en oeuvre de leurs nouvelles compétences après une formation.
psychologues souhaitant prévenir un burn-out.
👉 CONCLUSION
La supervision est un espace pour penser sa pratique, traverser les moments de doute et continuer à évoluer dans son positionnement de thérapeute.